Les CPTS regroupent l’ensemble des professionnels de santé d’un même bassin de vie (médecins, infirmiers, pharmaciens, paramédicaux, etc.) pour mutualiser les compétences et répondre à des besoins de santé identifiés localement. Le Sud Ardèche, territoire à dominante rurale, compte plusieurs CPTS : CPTS Ardèche Méridionale, CPTS du Pays d’Aubenas-Vals, CPTS Bassin d’Annonay, entre autres.
Avec des documents de cadrage nationaux et régionaux précis (ARS Auvergne-Rhône-Alpes), la théorie semble solide. Mais qu’en est-il sur le terrain ?
Mobiliser, fédérer, faire coopérer : ces mots reviennent dans tous les discours. Mais concrètement, la mise en œuvre se heurte à plusieurs obstacles :
Le cumul des missions « cœur de métier » et portage CPTS représente un défi de taille.
Les missions des CPTS sont financées par des accords conventionnels avec l’Assurance Maladie, via des enveloppes dédiées. Cependant,
Le Sud Ardèche incarne pleinement les réalités d’un territoire rural : faible densité médicale (59 médecins généralistes pour 100 000 habitants, contre 84 en moyenne nationale selon la DREES 2022), dispersion des cabinets, enclavement de certains bassins de vie.
Changer les habitudes reste une gageure, surtout en Sud Ardèche où l’isolement professionnel prime depuis des décennies.
Face à ces défis, des solutions sont déjà éprouvées localement, ou identifiées comme ayant fait leurs preuves ailleurs.
Si l’écueil des difficultés reste réel, il n’épuise pas la dynamique positive qui anime un grand nombre de porteurs de projets CPTS sud-ardéchois. Les freins identifiés n’ont rien d’insurmontable : en misant sur la professionnalisation, le soutien collectif, des outils simples et une communication transparente, les CPTS peuvent devenir un puissant facteur d’attractivité professionnelle et de qualité de vie du territoire.
À moyen terme, il s’agit d’oser des modèles plus souples, locaux, adaptés : pourquoi ne pas innover en testant de nouveaux formats de coopération, renforcer les liens avec la population, ou co-construire avec l’ensemble des parties prenantes du champ social ? Les perspectives sont ouvertes, et la capacité des acteurs du Sud Ardèche à bousculer leurs habitudes fait partie intégrante de l’ADN du territoire.